Un test électoral

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ES tests électoraux sont à la mode et ce n'est peut-être pas une mauvaise chose: est-ce que tout le monde sait réellement pour qui ou pour quoi il vote? Ce test simplifié insiste sur la dimension socio-économique de la politique. Choisissez la proposition de gauche (en rose) ou de droite (en bleu ciel), ou encore celle du centre (en blanc).

Ce test a été imaginé pour la Belgique francophone ; il n'est pas impossible que cela puisse concerner d'autres pays européens, ou occidentaux.

Cliquez sur la proposition qui vous convient le mieux

  L'économie libérale ne peut éviter que les richesses s'accu­mulent dans les mains d'une minorité. Des méca­nismes de redis­tri­bution des richesses sont donc nécessaires, financées par des contri­butions directes progres­sives selon les revenus et/ou la fortune.

  Je ne me peux pas me recon­naître dans les propo­sitions de gauche ou de droite, la poli­tique ne se réduisant pas aux ques­tions écono­miques.

  Chacun est respon­sable de sa situa­tion, la réussite étant la consé­quence de son travail person­nel. Il faut aider les entre­prises à relancer l'économie, ce qui permettra à terme que tout le monde puisse s'en sortir, plutôt que d'entre­tenir les pauvres et donc la pauvreté.












Gauche

Si vous avez choisi:

L'économie libérale ne peut éviter que les richesses s'accu­mulent dans les mains d'une minorité. Des méca­nismes de redis­tri­bution des richesses sont donc nécessaires, financées par des contri­butions directes progres­sives selon les revenus et/ou la fortune.

... vous adoptez une position de gauche. La volonté individuelle n'est pas suffisante, la naissance, la chance... produisent toujours des inégalités, qui ne sont pas une fatalité.

PS - Il s'agit du grand parti organisé de gauche, habitué au pouvoir, ce qui lui permet d'affirmer que sans lui, c'est toujours pire. Il a contre lui de s'être usé au pouvoir (et donc d'avoir inévitablement fait des compromis dans le système de coalition gouvernementale), de compter de vieux encroûtés ou des barons qui se servent du parti à leur fins.

Extrêmes gauches - Elles se plaisent à rappeler que les socialistes ont trahi la classe ouvrière. L'Europe ayant figé les principes d'austérité et de libre concurrence (au détriment du service public), il sera intéressant de voir comment un mouvement d'extrême gauche développera sa politique sociale sans s'attirer les sanctions financières infligées aux États récalcitrants ou taxer les entreprises et les fortunes sans qu'elles ne s'enfuient vers des cieux fiscalement plus cléments.












Droite

Si vous avez choisi:

Chacun est respon­sable de sa situa­tion, la réussite étant la consé­quence de son travail person­nel. Il faut aider les entre­prises à relancer l'économie, ce qui permettra à terme que tout le monde puisse s'en sortir, plutôt que d'entre­tenir les pauvres et donc la pauvreté.

... vous adoptez une position de droite: les lois du marché sont naturelles, il est donc contre-productif, ou même dangereux, de vouloir les contrecarrer.

MR - Chacun étant responsable de son bonheur - ou de son malheur - il est inutile de légiférer en faveur des moins nantis. Cette philosophie individualiste devrait interdire l'héritage et les filières élitistes: les rejetons d'un vrai libéral devraient donc également avoir la chance de faire eux-même la preuve de leurs mérites.

Extrêmes droites - Malgré leurs populismes divers, ces partis votent toujours les lois les plus égoïstes, profitant donc aux nantis, et les plus rétrogrades au point de vue moral et philosophique. Cela varie d'un pays ou d'une région à l'autre, mais les élus d'extrême droite sont rarement les plus assidus aux sessions parlementaires.












Centre

Si vous avez choisi:

Je ne me peux pas me recon­naître dans les propo­sitions de gauche ou de droite, la poli­tique ne se réduisant pas aux ques­tions écono­miques.

... vous attendez plus de la politique qu'une bataille rangée entre classes.

ECOLO - Ce parti a l'avantage de vouloir préserver de façon globale la qualité de la vie ainsi que le bien-être de nos (arrières-petits-)enfants. Côté social, il s'agit d'un parti composite dont les personnalités prônent le plus souvent une certaine répartition des richesses. Cela n'en fait pas un parti crypto-socialiste, comme une certaine droite extrême aime à le répéter.

CDH - Le fait même de se vouloir un parti en dehors des classes, d'affirmer que la gauche et la droite sont des concepts dépassés, donc de nier le conflit, est une démarche plutôt de droite. Bien qu'ayant abandonné sa dénomination explicite de Parti Social Chrétien en 2002 pour l'appellation très vague de Centre Démocrate Humaniste, ce parti continue à défendre les valeurs chrétiennes: défense de l'école «libre» (c'est-à-dire le plus souvent confessionnelle, ce qui signifie catholique en Belgique), rejet de l'IVG et du droit de mourir dans la dignité.

DéFI (ex-FDF) - Ce parti a été fondé pour défendre les francophones majoritaires à Bruxelles mais minoritaires en Belgique. Le problème étant actuellement moins prégnant (sauf dans les communes flamandes dites à facilités francophones), ce parti tente, après une alliance électorale de dix-huit années avec le parti libéral, de se redéfinir comme «libéral-social».

Les Partis d'En Rire - L'imagination est ici au pouvoir, comme par exemple le financement d'une politique sociale par le développement de l'industrie du jeu vidéo... Si vous parvenez à faire élire un représentant de ces partis, apprêtez-vous à des surprises: il n'aura pas pu penser à tout, se perdra dans ses contradictions ou tentera de tout réduire à son idée fixe, comme le rattachement à la France.