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La «nouvelle» orthographe

L

'ORTHOGRAPHE, comme tout phénomène humain, évolue. Qui écrit encore Thibet ou poëte comme au XIXe siècle? Nous avons encore connu, plus récemment, l'apostrophe de grand'mère ou grand'place que rien ne justifiait. L'orthographe rectifiée de 1990 n'apporte pas beaucoup de changements, mais élimine beaucoup l'arbitraire de certaines graphies.

Cette page est inspirée de L'essentiel de la nouvelle orthographe de l'APARO (Association Pour l'Application des Recommandations Orthographiques) et un autre site sur l'orthographe recommandée.

Rationalisations

L'orthographe de certains dérivés est rationalisée et les graphies sont rapprochées de la façon de prononcer. Parmi les simplifications, une généralisation des terminaisons des verbes en ~oter (sauf botter) et des substantifs en ~ole (sauf colle, molle et folle): barcarole, bouterole, corole, fumerole, girole, grole, guibole, mariole...

Mots composés

Le trait d'union est conservé:

Sont écrites en un mot:

Ces expressions sont également écrites en un mot: arcboutant, autostop, bassecour, boutentrain, branlebas, brisetout, chauvesouris, cinéroman, (à) clochepied, contremaitre, entretemps, extraterrestre, faitout, fourretout, globetrotteur, harakiri, hautecontre, hautparleur, jeanfoutre, lieudit, mangetout, mélimélo, millefeuille, millepatte, millepertuis, minichaine, ossobucco, parabellum, passepartout, pêlemêle, pingpong, piquenique, platebande, potpourri, prêchiprêcha, quotepart, risquetout, sagefemme, saufconduit, supernova, téléfilm, terreplein, tohubohu, tournedos, vanupied...

Les accords

Pluriels

Les mots composés prennent un s en fin d'expression, sauf quelques exceptions comme trompe-l'œil, trompe-la-mort, prie-Dieu... qui restent invariables

Des noms venant de citations comme requiem sont invariables.

Les expressions d'origine latine ou étrangère ne sont plus astreints à leur pluriel d'origine:

Accord du participe passé

Rien ne change sauf pour l'expression «laissé + infinitif»: les oiseaux que tu as laissé échapper.

Les accents

L'e accentué

Devant une syllabe muette, le e accentué est maintenant écrit è: cèleri, dussè-je, évènement, règlement, mènera... sauf:

Les verbes en ~eler et ~eter changent également le premier e en è: détèle plutôt que dételle, amoncèle plutôt qu'amoncelle, ainsi que pour les adverbes en ~ment. Sauf jeter, appeler et leurs familles.

Tout e fermé est dorénavant écrit é: artéfact, asséner, bésicles, braséro, caméraman, candéla, chéchia, chichekébab, critérium, délirium trémens, démiurge, diésel, duodénum, édelweiss, gélinotte, imprésario, jéjunum, légato, média, méhari, mélimélo, mémorandum, pérestroïka, péséta, péso, phylloxéra, piéta, placébo, rasséréner, référendum, révolver, satisfécit, scénario, sénestre, sénior, séquoia, sombréro, spéculum, téléfilm, trémolo, vadémécum, vélum, véto...

Suppression de l'accent circonflexe

L'accent circonflexe disparaît des voyelles i et u: connaitre, gout, piqure. Exceptions:

Le tréma

Il est maintenant porté par le u plutôt que par le e ou le i: aigüe, ambigüe, argüer, cigüe, continüité, exigüe...

Il est maintenant utilisé pour faire ressortir le son /y/ («u» français) du groupe «geu»: gageüre, rongeüre...